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Combien gagne une conciergerie en 2026 ?

Rentabilité et stratégie financière

Combien gagne une conciergerie en 2026 ?

En 2026, la conciergerie de locations saisonnières continue de se développer grâce à la croissance constante des plateformes comme Airbnb, Booking ou Abritel. Face à cette demande, de plus en plus d’entrepreneurs se lancent dans l’accompagnement des propriétaires, attirés par un marché rentable et accessible. Mais une question revient systématiquement : combien peut réellement gagner une conciergerie aujourd’hui ? Il n’existe pas de chiffre précis valable pour tous, car les revenus varient selon la région, le nombre de logements gérés, les services proposés et la capacité de l’entrepreneur à fidéliser ses propriétaires. En revanche, on peut dégager des tendances fiables pour comprendre le potentiel financier d’une conciergerie en 2026.

Dans les villes touristiques, les conciergeries peuvent générer un chiffre d’affaires annuel compris entre 30 000 € et 200 000 €, selon le nombre de logements, les prestations facturées et les périodes de haute saison. Ces chiffres dépendent fortement de deux éléments : le taux d’occupation des logements et le type de services proposés. Une conciergerie qui assure simplement les check-in, le ménage et la logistique percevra moins qu’une conciergerie qui gère totalement le logement (optimisation, photos, création d’annonce, gestion des prix, communication avec les voyageurs). Plus la prestation est complète, plus les revenus augmentent.

En termes de rémunération, la majorité des conciergeries facturent entre 15 % et 25 % du montant des réservations pour une gestion complète. Cela signifie que pour un logement qui rapporte 20 000 € de revenus locatifs annuels, la conciergerie perçoit entre 3 000 € et 5 000 €. À cela s’ajoutent pour les propriétaires les prestations annexes : ménage, blanchisserie, maintenance, petites réparations, etc. 

Il est important de comprendre que le chiffre d’affaires ne représente pas le bénéfice. Les charges peuvent être significatives : déplacements, carburant, assurance professionnelle, outils numériques, personnel éventuel… Une petite conciergerie qui travaille seule peut dégager une rentabilité nette située entre 40 % et 60 %, tandis qu’une conciergerie structurée avec plusieurs salariés tourne plutôt autour de 25 % à 40 %. Cela reste très correct, surtout si l’activité est bien organisée et que les missions sont optimisées grâce à des outils professionnels. 

L’emplacement influence également fortement la rentabilité. Les régions comme la Bretagne, la Côte d’Azur, les Alpes, l’Occitanie, la Normandie ou la Baie de Somme ont vu leurs chiffres d’affaires augmenter grâce à l’explosion du tourisme local et des séjours courts. À l’inverse, les zones urbaines très concurrentielles peuvent offrir des marges plus faibles, même si le volume est plus important. En 2026, la tendance reste claire : les conciergeries situées dans des zones à forte attractivité sont celles qui gagnent le plus, à condition de se différencier et de fournir un service irréprochable.

Au final, une conciergerie peut très bien gagner sa vie en 2026, à condition d’être bien organisée, d’avoir une stratégie claire, de fidéliser ses propriétaires et d’apporter une vraie valeur ajoutée. Ce n’est pas une activité où l’on devient rentable par hasard : c’est un métier exigeant mais extrêmement gratifiant pour ceux qui maîtrisent leur organisation et leur qualité de service.

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